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Lettre d'information


Avril 2011 - Si la mercerie ancienne m'était contée

Le terme de mercerie, le sait-on, vient du latin « merx », qui signifie «tout ce qui se vend». Le mercier, lui, existe depuis le Moyen-Âge, et tient alors plus du négociant en gros, sédentaire ou voyageur, que du mercier que l'on connaît plus tard.
Au 17ème siècle, le célèbre magasin parisien Le Petit Dunkerque augure de ces merceries plus conformes à notre imaginaire ; plus tard, au 19ème siècle, elles s'appelleront «magasins de nouveautés», et la fin du Second Empire marque l'agrandissement des boutiques, et la naissance du célèbre magasin « Le Bon Marché »
.

 

L'article le plus emblématique des merceries est sans doute le bouton. Le fibulanomiste le collectionne, le fibulanophobe ne le supporte pas... Selon l'époque, on le trouve de toutes les couleurs, tous les matériaux... Le bouton suit l'histoire avec discrétion et élégance.

 

C'est principalement sous le règne de Louis XIV que le bouton fleurit comme un réel accessoire de mode, accessoire luxueux si le rang social le permet.
Les boutons anciens étaient de corne, d'os, d'ivoire, de métal, de cuivre ou de nacre. Puis il se modernisera en porcelaine avant d'être supplanté par le plastique et ses nombreux dérivés.

Les noms des boutons sont à eux seuls évocateurs de souvenirs de boutiques, de magasins, de boîtes à ouvrages de nos grand-mères : boutons en verre, en verre noir ou pressé, en aventurine (mélange de cuivre et de verre), en ivoirine, bakélite, lucite, passementerie... Leur énumération, non exhaustive, ramène chacun à une odeur, un tissu, un linge ancien. La bakélite évoquera peut-être la période Art Déco, mais l'opaline ?
Les résines restent emblématiques des années 50. La nacre taillée, quant à elle, traverse les époques, pendant que le strass et la composite tentent de détrôner l'ivoire ou la galalithe
.

 

 

Le collectionneur chinera les boutons en fonction de leur matériau, de leur usage (les boutons militaires présentent par exemple une variété extraordinaire et un intérêt historique réel) ou selon des critères précis qu'il se fixera.
L'amateur aimera la sensation de la main glissant au milieu d'un tas de boutons mélangés, en se moquant bien de ne pas savoir que l'inventeur du bouton à trous est originaire de Quimper.

 

Pour l'anecdote, l'histoire nous apprend que le boutonnage masculin va de gauche à droite afin de laisser la main droite libre pour une éventuelle attaque ou défense, tandis que le boutonnage féminin va de droite à gauche parce nul n'est besoin de garder la main droite libre...

Pour conclure, et peut-être nous donner envie d'aller plus loin dans la connaissance des innombrables facettes des boutons, le bouton traditionnel japonais s'appelle le netsuke et à l'époque victorienne, des boutons renfermaient de petits tampons de tissu humecté de parfum. Le bouton parfumé, n'est-ce-pas là d'un raffinement extrême ?

Sarah Lor
Ecrivain public

www.lapagedecriture.fr

 

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