En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies afin de nous permettre d'améliorer votre expérience utilisateur. Cliquez ici pour en savoir plus.

Lettre d'information


Mai 2013 - Au Bonheur des dames rue de Rivoli, entre le Louvre et la Samaritaine


 
En février dernier, je me rendais à un rendez-vous rue Cambon et suis descendue à la station Louvre-Rivoli pour remonter ensuite le long de la rue de Rivoli vers Concorde. C’est une très belle station, qui vous met dans l’ambiance du Musée du Louvre dès votre descente du métro.

 
 
Quand le rendez-vous s’est terminé il faisait nuit et il faisait froid. Pourtant, au lieu de repartir chez moi, j’ai eu une irrésistible envie de retourner dans la rue de Rivoli et d’y marcher jusqu’à Chatelet, tout simplement.
 


 
 
Cette promenade rue de Rivoli m’a offert un véritable voyage, une multitude d’images et de sensations, que j’espère partager avec vous.
Au départ, nous  longeons la façade extérieure du Louvre, qui offre un spectacle saisissant, surtout la nuit. Les immenses fenêtres laissent entrevoir, de la rue, les merveilles du musée.  Un point de vue très rarement montré et apprécié.  Sûrement car on est déconcentré par la multitude de magasins sous les arcades, qui débordent pour nombre d’entre eux, de tours Eiffel et autres souvenirs de Paris.
 

 
 
Une image, soudain : des femmes de l’époque victorienne, les tenues magnifiques de cette partie du 19ème siècle. Puis d’ élégantes parisiennes en promenade ou lors d’une soirée dans des salons somptueux.
Une envie de camées, de ras du cou et de satin… Un besoin de chiner et de revisiter des merveilles du passé, ancien ou récent. Vous pouvez sourire, vous demander quel est le rapport, je vous répondrai que l’inspiration ne se commande pas.
 



Mais c’est peut-être l’approche de la Samaritaine, mythique enseigne parisienne, qui me fait penser au livre au Bonheur des dames de Zola.
Il y décrit superbement l’émergence du concept des grands magasins, et avec une plume acérée, les femmes qui les côtoient, pour ne citer que cela. Ces fameuses élégantes de la dernière partie du 19ème siècle…
 

 
 
Il semble que la Samaritaine est un des grands magasins qui ont inspiré Zola pour son livre au Bonheur des Dames (1883), grâce aux notes et croquis que Frantz Joudain lui avait communiqués. Parmi les autres, on peut citer le Bon Marché.
 
La Samaritaine jouit d’un capital affectif important auprès de nombreux parisiens, mais c’est surtout une merveille architecturale qui mérite quelques lignes (enfin…  plus que quelques lignes, mais je vais résumer…).
 


 
Au départ (1869) c’était une boutique, dans le bâtiment d’une ancienne pompe à eau et 30 ans plus tard  elle avait absorbé les pâtés de maison des alentours.
 
En 1905, Ernest Cognacq, propriétaire de l’enseigne, confie la construction d’un deuxième bâtiment à son architecte avant-gardiste Frantz Jourdain.
Celui-ci, passionné d’Art Nouveau, se fait aider de son ami et collaborateur Henri Sauvage, à qui l’on doit une grande partie des éléments Arts Déco, mais aussi par son fils décorateur Francis Joudain, par le peintre Eugène Grasset, le ferronnier Edouard Schrenk et le céramiste Alexandre Bigot.
 

 
 
De 1926 à 1929, l’immeuble est agrandi côté seine, et les travaux d’un troisième bâtiment, à l’angle des rues de Rivoli, Pont Neuf et Boucher s’achèvent en 1933.
 
 
    
Aujourd’hui c’est un monument superbe composé de plusieurs bâtiments où se côtoient harmonieusement Art Nouveau et Art Déco, l’ensemble étant en cours de réaffectation, suite à sa fermeture en 2005.

Je continue mon chemin, l’esprit assailli d’images de féminité raffinée, comme si  la rue était imprégnée du parfum des élégantes qui s’y promenaient  :
Je me représente des colliers de perles, des robes cintrées de style New Look lancé par Dior en 1947, en référence au 18ème siècle et aux années 1900, symboles de l’élégance féminine.

  
Je ressens une envie irrésistible de créer et de porter des accessoires féminins d’inspiration rétro, du noir et du blanc, des pois, des détails étudiés… 
Le sac ci-dessous, dont je portais le premier exemplaire récemment,  m’a valu d’être arrêtée dans les rues parisiennes par des passantes inconnues qui voulaient savoir où je l’avais acheté. Touchant, non ?
 

 
Je me représente des petites robes noires, comme celle lancée par Chanel en 1926, mais aussi les tailleurs, si féminins et agréables à porter, proposés dès 1954, aux antipodes des robes dites corolles de Dior.
 

 
 
Je ressens le besoin irrésistible de chiner, revisiter, créer des bijoux simples, classiques et raffinés, hommage très humble à la grande Gabrielle Chanel.
 
 

 
De retour chez moi, je profite de la douce chaleur des lampes sur des créations au charme d’antan. Je continuerai d’ailleurs à en profiter, le mois de mai parisien nous offrant des températures d’automnales…
 
 

 
Et je pense déjà aux prochains articles que je vous proposerai au fil des semaines dans l’esprit d’Au bonheur des Dames : d’autres bijoux ? des boutons anciens en nacre ? Peut-être des dentelles et monogrammes anciens pour mes clientes aux doigts de fées ?

J’espère que vous avez aimé la promenade, il est temps pour moi de vous laisser et… à bientôt pour une prochaine chronique
 
Tatiana pour Créations d'Antan

 

Les lettres d'informations

Ces informations sont destinées à la société Création d'Antan. En application des articles 27 et 34 de la loi "Informatique et libertés" du 6 janvier 1978, vous disposez d'un droit de modification ou de suppression des données vous concernant. Ce droit peut être exercé par courrier électronique en adressant votre demande à creationsdantan@gmail.com