En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies afin de nous permettre d'améliorer votre expérience utilisateur. Cliquez ici pour en savoir plus.

Lettre d'information


Janvier 2014 : Souvenirs de Normandie, multiples et hétéroclites comme l'étal d'un brocanteur

Chères lectrices, chers lecteurs (dont certains m’ont à juste titre rappelé que mes chroniques se faisaient trop rares…) je vous présente tous mes vœux pour l’année 2014.

 

Et pour bien commencer l’année, je vous propose une chronique aussi hétéroclite qu’un étal de brocanteur. Un mélange de vieilles pierres, de Normandie, de souvenirs.

 

Pourquoi ?
Tout simplement car la visite d’une grande brocante en Normandie cet été m’a insufflé l’irrésistible envie de parler de ma passion et de cette région aux multiples visages, mais sous un angle particulier, celui des souvenirs, laissant aux guides professionnels et documentés le soin d’être informatifs.

 

 

Mon premier souvenir de la Normandie remonte à mes années étudiantes, quand à l’issue des examens de fin d’année à l’université, je suis partie me ressourcer avec des amis « à la campagne », chez la tante de l’un d’entre nous.

Oui, pour un pur parisien basique, et pour tout habitant d’une grande agglomération je pense, tout ce qui est en dehors de Paris s’appelle « la campagne » et est souvent qualifié de « pittoresque ». Je suis parisienne, c’est pourquoi je m’autorise cette pointe d’humour.

 

J’ai le souvenir d’une grande et vieille maison, entourée de forêts, comme figée dans le temps.

 

 

La maîtresse des lieux, une vieille dame moderne et dynamique, au franc parler certain, une sorte de coco chanel en pantalon sans les bijoux, avait laissé s’accumuler les meubles et objets hérités de ses ancêtres, dans une simplicité et une harmonie authentiques et délicieuses, à l’opposé des décorations qui inondent les pages des magazines.

 

 

Au cœur de la bâtisse, l’immense cuisine où crépitait un feu de cheminée, accueillait tous les midis des amis des environs, car notre hôtesse était une excellente cuisinière, de celles qui font mijoter un plat simple et familial toute la nuit.

Nous prenions le temps de savourer un repas sympathique, qui se terminait invariablement par un petit café serré, un digestif local, et un cigarillo, en prenant le temps et le plaisir de refaire le monde.

 

Oui, je sais, le tabac et l’alcool sont dangereux pour la santé…
C’était il y a 25 ans, une autre époque où on mangeait, buvait, disait ce qu’on voulait car internet n’était pas démocratisé et les traces qu’on y laisse non plus, une époque où on écrivait nos rapports et mémoires d’études avec une machine à écrire.
Par contre il n’y avait déjà plus de dinosaures…

 

 

S’ensuivaient des promenades dans la forêt, de celles où l’on sent les tapis de feuilles mouillées sous les chaussures, même en été, et les odeurs des sous bois après la pluie.

Non, il ne pleut pas toujours en Normandie… Mais cette fois là il a plu abondamment tout le séjour.

 

Mon deuxième souvenir de la Normandie est très différent, il date aussi de mes années étudiantes et me fait prendre le risque de m’exposer au ridicule…

 

Vous vous en doutez, les étudiants ont beaucoup de motivation, les poches vides et une certaine insouciance.


C’est dans ce contexte qu’avec une amie, nous décidâmes un jour d’aller visiter les célèbres Deauville et Trouville-sur-Mer. Des villes portuaires touristiques, et néanmoins très belles.

C’est au volant d’une vieille Peugeot 204, chargée de bidons d’eau, que nous prîmes la route. Je dois quand même expliquer que…

 

... Si ce modèle de voiture est aujourd’hui collectionné et jouit d’un certain charme retro, à l’époque, dans la version rouge délavé, c’était juste une vieille voiture démodée qui avait de justesse échappé à la casse.

Nous devions nous arrêter toutes les 30 minutes pour ouvrir le capot et remettre de l’eau dans le radiateur, d’où le stock de bidons mentionné plus haut.

 

 

Ça restait plus rapide que le vélo et moins risqué que l’auto-stop.

Par ailleurs, le rythme lent de notre progression nous a permis de profiter des beautés éparses le long de la route.

 

Au bout du périple, l’émerveillement.

 

 

Nous ne nous sommes pas attardées à Deauville, qui était trop inaccessible pour nos petits budgets.

Nous nous sommes posées à Trouville, beaucoup plus abordable et vraiment charmant. Pour le descriptif, je vous invite à consulter les guides.

 

Nous nous sommes échouées sur la plage et nous sommes endormies rapidement, la vie étudiante offrant des nuits courtes et des voyages peu confortables.

 

 

Au réveil, j’ai eu le plaisir de souffrir du plus magnifique coup de soleil jamais attrapé, même dans le sud de la France, il allait de la racine des cheveux à la pointe des orteils…
C’est pour prouver qu’il fait beau en Normandie.

 

Un plateau de fruits de mer arrosé d’un petit blanc plus tard, nous avons dormi dans la voiture pour rentrer à Paris le lendemain, ravies de notre visite.

 

Depuis ce temps j’y suis retournée plusieurs fois, pour le travail et les loisirs, toujours avec plaisir.

Mon troisième souvenir, c’est une ville que j’ai découverte  récemment : Verneuil sur Avre. Elle est pourtant proche de Paris et j’avoue que je ne connaissais même pas son existence, ce qui est bien dommage.
Située aux portes de la Normandie, elle mériterait à elle seule une chronique, mais le mieux reste d'y aller et de la découvrir.

 

 

J’espère vous avoir fait sourire, que vous soyez en Normandie ou ailleurs.

Tatiana pour Créations d’Antan

 

 

 

Les lettres d'informations

Ces informations sont destinées à la société Création d'Antan. En application des articles 27 et 34 de la loi "Informatique et libertés" du 6 janvier 1978, vous disposez d'un droit de modification ou de suppression des données vous concernant. Ce droit peut être exercé par courrier électronique en adressant votre demande à creationsdantan@gmail.com